Formé à Lyon, le natif de Saint-Etienne n'avait jamais joué en Ligue 1 avant de se rendre à Auxerre. Au sein d'une défense à cinq, sa première titularisation fut encourageante. Retour sur les débuts en Grenat de Jamal Alioui.
Jamal, comment s'est passé votre première rencontre sous le maillot grenat ?
Jamal Alioui : Je ne regarde pas que le plan personnel. Honnêtement, j'aurais préféré fournir un prestation moyenne et gagner cette rencontre ! Malgré tout, je trouve que ça a été. Sur le plan défensif, j'ai pu contenir mes vis-à-vis tout en essayant d'apporter mon écho offensivement. Je suis resté prudent à ce niveau, il s'agissait de le faire à bon escient et pas d'être constamment aux avant-postes.
Ce match nul vous déçoit-il ?
J.A. : Avec deux points de plus, nous aurions pu refaire une petite partie de notre retard puisque nos concurrents ont fait du surplace, d'autant que nous avons un match de plus à jouer contre Nancy. Maintenant, je pense que nous devons prendre les rencontres les unes après les autres en commençant par celle de dimanche contre Marseille.
Jouer l'OM est-il quelque chose de particulier ?
J.A. : Non, c'est un match comme les autres.
Tout de même : Auxerre, Marseille, Bordeaux, Monaco, Lyon. Le programme est chargé pour vos débuts...
J.A. : C'est vrai, surtout qu'il s'agit de ma première saison en Ligue 1. Evidemment, ce sont des rencontres excitantes à jouer et je ne demande qu'à y participer. Nous sommes dans la situation du plus faible qui a besoin de prouver qu'il a des qualités et des arguments à faire valoir. Cela donne encore plus de piquant à ces confrontations.
Vous allez peut-être croiser sur votre chemin Franck Ribéry. Allez-vous développer une stratégie particulière pour le contrer ?
J.A. : Je ne pense pas qu'il faille se focaliser sur un élément. On sait bien que c'est un très bon joueur, l'un des meilleurs de Ligue 1 sans aucun doute. Tout le monde a vu de quoi il était capable sur une pelouse. Mais pour ma part, je jouerai comme à mon habitude sans faire une fixation sur lui. Ce n'est pas mon style de faire attention au nom floqué derrière le maillot. Il ne faut pas oublier qu'à un moment donné, les Wiltord et les Henry étaient aussi des Alioui ou Mihoubi.
Cela fait maintenant quelques temps que vous êtes à Metz. Votre intégration s'est bien déroulée ?
J.A. : Cela s'est super bien passé. Au début, j'avais une petite appréhension. Je suis un peu resté en retrait car on ne peut pas se permettre de débarquer dans un club et de faire comme si on était chez soi. Mais mes coéquipiers sont allés vers moi et ils m'ont intégré. Désormais, je me sens très bien au sein de l'effectif.
Vous ne regrettez donc pas votre choix de signer en Moselle...
J.A. : Pas du tout. J'avais un contact avec Saint-Etienne mais la piste était moins chaude que Metz, avec qui j'étais déjà en relation depuis longtemps. On ne me donnait pas plus l'assurance ici d'être titulaire que là-haut. Mais je n'ai pas voulu attendre et faire un bébé dans le dos des dirigeants lorrains, je n'ai pas été élevé comme ça. De plus, je suis persuadé que c'était le club qu'il me fallait. Malgré la situation difficile qu'il traverse, c'est un club familial et stable qui est resté très longtemps en première division.
Êtes-vous susceptible de rester en Lorraine si la rétrogradation du club en Ligue 2 se confirme ?
J.A. : Je ne peux pas vous dire si je vais rester ou pas. Mais en tous cas, je ne vais pas fuir Metz uniquement parce l'équipe doit jouer à l'étage inférieur. Mon prêt est assorti d'une option d'achat. En fin de saison, il sera temps pour moi de réfléchir à cela et de discuter avec le président.
Une curiosité pour finir, vous êtes né à Saint-Etienne et avez été formé à Lyon. Alors, 'allez les Verts' ou 'allez l'OL' ?
J.A. : Je ne prendrai pas partie pour l'un ou pour l'autre. Ce sont les deux clubs de mon c½ur. Et j'ai bien retenu les conseils de mon formateur à l'OL, Alain Olio : « ne jamais cracher dans la soupe » !